La scoliose

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Votre enfant ou adolescent s’assoit,  disons un peu ‘’croche’’. Vous avez l’impression qu’il a une épaule plus basse que l’autre. Ce n’est peut-être pas uniquement parce qu’il désire se tenir de cette façon; il a peut-être une scoliose. Diagnostiquée à l’aide des rayon-X, la scoliose est une déviation des vertèbres qui amène la colonne à être en forme de C (ou en forme de S si la scoliose est double) au lieu d’être parfaitement alignée.  Il a été estimé que 65% des scolioses sont d’origine idiopathique c’est- à-dire inconnue, 15% d’origine congénitale et 10% secondaire à une maladie neuromusculaire. Habituellement, elle se développera juste avant la puberté et continuera à évoluer pendant la croissance pubère; ce qui implique qu’elle s’aggravera avec le temps. Atteignant en majorité les filles (environ deux fois plus), ce n’est qu’un certain pourcentage des gens souffrant de scoliose qui devront être pris en charge au niveau médical. Comment évalue-t-on la sévérité de la scoliose? L’ampleur d’une scoliose dépend de l’angle de Cobb sur le rayon-X. (angle formé par la ligne parallèle des vertèbres au début et à la fin de la courbe) Si l’angle est <25˚, il y aura un suivi radiologique aux 6-12 mois jusqu’à maturité. Si l’angle est entre 25˚-45˚, il y aura un suivi régulier et le port d’un corset sera envisagé. Si l’angle est > 45˚ une chirurgie est envisagée. Avec tout ça, où est  la place de la physiothérapie? En fait, sous les 45˚, le physiothérapeute sera apte à faire une évaluation complète et à traiter, notamment en donnant des exercices d’assouplissement et de renforcement spécifiques à la condition. En conclusion, même si avec l’âge les enfants sont plus gênés devant leurs parents, restez attentifs et regardez le dos de votre progéniture!!!Anaïs Delvaux-Derome, physiothérapeute.